Combattre le négationnisme dans quelque pays que ce soit - MRAP

mercredi 29 janvier 2020
par  Amitié entre les peuples
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Histoire et témoignages

Combattre le négationnisme dans quelque pays que ce soit
20 janvier 2020 - Communiqué du MRAP

https://mrap.fr/combattre-le-negationnisme-dans-quelque-pays-que-ce-soit?debut_articles_rubriqueb=@545

Le dernier en date, la Lituanie dont le gouvernement a déposé la semaine passée un projet de loi stipulant que « ni la Lituanie ni ses dirigeants n’ont participé à la Shoah ». Or, entre 1940 et 1945, 250 000 Juifs soit 95 % des Juifs vivant en Lituanie ont été exterminés. La Pologne, a adopté il y a deux ans une loi similaire interdisant « d’imputer à la Pologne une complicité dans les crimes de l’holocauste » alors que 3 millions de Juifs polonais soit 90 % de la communauté juive ont été exterminés.

Certes, ce génocide est l’œuvre de l’Allemagne nazie mais, dans ces pays, comme en France d’ailleurs, le rôle des gouvernements de collaboration a été déterminant, l’exemple du Danemark le prouve. Le nombre de victimes juives danoises pendant la Shoah est un des plus bas des pays occupés d’Europe. Sur les 7 800 Juifs du Danemark, 102 ont été déportés. Ce nombre minime est dû à l’aide apportée par le gouvernement danois à la résistance. Le roi Christian X avait menacé de porter lui-même l’étoile jaune si les Allemands cherchaient à l’imposer. En septembre 1943, face à la menace de la déportation de 7000 Juifs, la population se mobilise pour faire passer, avec la bienveillance de la police et de l’administration, la communauté juive en Suède, pays neutre.

Le MRAP, pour sa part continuera à se battre contre les « assassins de la mémoire » que ce soit en France ou ailleurs. Comme le disait Albert Lévy , ancien secrétaire Général du MRAP « Faire la lumière sur ce qu’ont été ces évènements, combattre les falsificateurs de l’histoire, demeure une tâche indispensable pour ceux qui veulent combattre le racisme aujourd’hui. « A une période où la conscience universelle s’apprête à commémorer le soixante quinzième anniversaire de la libération d’Auschwitz ce combat pour la mémoire est plus que jamais nécessaire afin que dans l’avenir personne ne puisse dire « je ne savais pas".

Paris, le 18 janvier 2020