« Elite » religieuse raciste et sexiste : l’exemple du rabbin O Yossef

samedi 28 juillet 2012
par  Amitié entre les peuples
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INTOLÉRANCE • Les dérapages incontrôlés du rabbin Ovadia Yossef | Courrier international
09.09.2010 | Ben Dror Yemini 

Il est très facile de faire passer les insultes proférées par Ovadia Yossef pour le énième dérapage d’un vieillard. Cette excuse est trop commode. De même, le fait qu’il s’en prenne à tout le monde et pas seulement aux Arabes ne le dégage d’aucune responsabilité. Ovadia Yossef, nous dit-on, est un sage de la Torah, le dernier grand maître de sa génération, vénéré par de nombreux laïcs. Cet homme, nous explique-t-on, connaît par cœur les livres sacrés et maîtrise toutes les subtilités de la loi judaïque. Fort bien. Pourtant, les discours prononcés à la synagogue Yazdi, à Jérusalem, frappent par leur pauvreté.

C’est ça, le maître de la Torah ? C’est ça, le chef d’un mouvement politique qui pèse sur les décisions de l’Etat d’Israël ? C’est ça, l’homme chez qui tous les dirigeants israéliens, à de rares exceptions, se précipitent pour obtenir quelque insigne faveur ? Cette personnalité qui pèse tant sur l’agenda israélien n’est pourtant qu’un raciste, doublé d’un misogyne patenté. Après l’ouragan qui a frappé La Nouvelle-Orléans, il a déclaré : “Là-bas, ce sont des Nègres. Les Nègres ont-ils apporté la Torah ? Yallah, un ouragan s’est abattu sur eux et les a noyés, parce qu’ils n’ont pas de dieu.” Il s’est moqué d’Obama en le traitant d’“esclave”. A une autre occasion, il a décrété que “marcher entre deux femmes, c’est marcher entre deux ânes”. A propos de Shulamit Aloni [dirigeante historique de la gauche pacifiste et laïque], il a déclaré : “Le jour où elle mourra, il faudra organiser un festin.” Les Noirs et les femmes ne sont pas les seuls à faire les frais de son éloquence. Si un religieux comme [le ministre de la Justice] Yaakov Neeman a dû subir ses anathèmes, ce n’est rien à côté de Yossi Sarid [ancien dirigeant de la gauche], à propos duquel Yossef a déclaré : “C’est le mal incarné. Il faut l’extirper de ce monde, le pendre haut et court.” Son sermon sur Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et ses amis s’inscrit donc dans une suite logique : “Puissent-ils disparaître de la Terre. Puisse Dieu envoyer un fléau aux Palestiniens, ces enfants d’Ismaël, ces vils ennemis d’Israël.” Au moins, voilà les Palestiniens en excellente compagnie.

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