L’Allemagne, l’Europe et nous . G Duval (Alternatives éco)

mercredi 1er mai 2013
par  Amitié entre les peuples
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L’Allemagne, l’Europe et nous

Guillaume DUVAL

Il y a urgence à infléchir la politique européenne, mais il ne faut pas simplement se plaindre de l’attitude d’Angela Merkel : il faut faire des propositions à l’Allemagne, sous peine de la braquer inutilement.

Avec le projet de texte du Parti socialiste qui reprochait à Angela Merkel son « intransigeance égoïste » puis l’interview de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, prônant une « confrontation » avec le gouvernement d’Angela Merkel, le débat s’est enflammé ces derniers jours en France, et en particulier au sein de la gauche, au sujet des rapports franco-allemands. Ce débat pose deux questions distinctes : est-il opportun de chercher à infléchir dès maintenant le cours de la politique européenne et si oui comment le faire ? Il y a en effet urgence mais il ne faut pas simplement se plaindre de l’attitude d’Angela Merkel : il faut faire des propositions à l’Allemagne sinon on risque surtout de la braquer.

Ceux qui prônent l’attentisme soulignent en particulier la difficulté d’enclencher un tournant européen avant les élections allemandes de septembre prochain. Cette difficulté est bien réelle, d’autant que la politique européenne actuelle d’Angela Merkel jouit manifestement d’un soutien important dans l’opinion publique de notre voisin. Mais en même temps, cet état de fait peut aussi être au contraire une raison supplémentaire d’engager le débat dès maintenant : dans l’état actuel des choses, il n’y a guère de raisons d’espérer en effet, au vu des sondages, que les élections de septembre prochain entraînent un changement significatif de la position du gouvernement allemand, si on ne secoue pas le cocotier d’ici là.

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