L’alternative émancipatrice contre l’ultralibéralisme et le néosolidarisme. C Delarue

vendredi 31 juillet 2009
par  Amitié entre les peuples
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L’alternative émancipatrice contre l’ultralibéralisme et le néosolidarisme.

27 juillet 2009

Cette phase de l’alternative est encore très en prise avec ce qu’elle refuse. Une autre phase plus positive doit suivre avec un autre texte.

Proposition de perspectives en opposition à :

1) Une position altermondialiste :

Refus d’une refondation néo-solidariste verte.
Sortir de la crise globale vers un éco-socialisme d’émancipation humaine.

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article763

2) Une position politique :

Refondation néo-solidariste verte, un centrisme utopique ?
Entre ultra-libéralisme sarkozyste et alternative à gauche du PS

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article764

3) Une première critique :

Néo-solidarisme « centriste » : Keynes, Durkheim, Bourgeois, Bouglé !

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article765

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Les crises sont multiples et se combinent. La chose est entendue. Des crises émerge une crise, leur crise, car une seule et même logique accroit l’intensité de ces crises. A crise systémique il faut une alternative systémique. Cette alternative prend le contrepied des tendances actuelles. On pourrait la nommer proto-socialisme (1) Elle passe par un double combat : 1 - contre l’ordre de la reproduction systémique et 2 - contre l’ordre d’une double domination de plus en plus apparente, celle de la nature, celle d’une grosse fraction de la population de chaque pays.

I - L’ORDRE DE LA REPRODUCTION SYSTEMIQUE.

A) Fonctionnement caché et spécifique.

L’examen de la reproduction de la logique systémique n’est pas accessible d’emblée car ce qui s’y joue est caché. Ce qui signifie qu’il faille aller au-delà des apparences et du « bon sens » commun pour repérer au sein des contradictions à l’œuvre la dynamique de reproduction de la logique systémique .

La logique systémique part de la production sous tension et se poursuit dans l’ordre de la circulation des marchandes pour terminer par l’accumulation du capital et des marchandises. Cette logique est celle du productivisme marchand qui pousse à l’accumulation sans fin des marchandises et à la profitabilité multiforme. La profitabilité signifie non seulement produire pour le profit mais aussi produire de façon rentable dans les secteurs non marchands pour ne pas gêner la logique de profitabilité à l’oeuvre dans le privé. Cette logique est impériale car elle est agissante « à bas bruit » hord de son champ d’action propre.

B) Cet ordre combine action du capital dans la société civile et action de l’Etat dans trois domaines au moins.

1) L’Etat libéral assure la reproduction du capital . En ce sens il est toujours un acteur de la restructuration du capital défaillant en temps de crise. Il participe de l’élimination des entreprises défaillantes au profit des entreprises performantes. Dans les deux cas ce sont les travailleurs salariés qui trinquent. Un ouvrage ancien a exposé cela clairement cf L. Boy, R. Guillaumond, A. Jeammaud, M. Jeantin, J. Pagès, A. Pirovano, Droit des entreprises en diffi culté et restructuration du capital, (PUG, coll. Critique du droit, 1982). La crise renforce ces mécanismes quoique de façon différente.

2) L’Etat libéral renforce le secteur marchand qui produit surtout de la « valeur d’échange » . Ici l’Etat libéral renforce la mondialisation de l’OMC et se fait acteur de développement de l’économie marchande contre l’économie non marchande. Ce faisant, l’Etat libéral poursuit la déconstruction des organes de production de la valeur d’usage. Autrement dit, il démantèle les statuts des fonctions publiques et les services publics.

3) La reproduction systémique accroît une double domination celle contre une fraction de l’humanité et celle contre la nature.

*

II - L’EMERGENCE DE LA DOUBLE DOMINATION : CONTRE LA NATURE ET CONTRE LE PEUPLE-CLASSE de chaque pays.

*

La résistance et la construction de contre tendances mènent à la réalisation d’un proto-socialisme.

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A) Montée du capitalisme productiviste contre la nature.

Les libéraux comme les néo-solidaristes peinent à trouver une réponse à la crise climatique

Lire ici par exemple : Crise climatique <http://www.alterinter.org/article29...> <http://www.alterinter.org/article29...>  : Non aux solutions néolibérales, oui aux réponses des peuples !

http://www.alterinter.org/article2942.html <http://www.alterinter.org/article29...>

B) L’ordre de la domination apparente, contre la démocratie, contre le peuple-classe ici les dominés des rapports sociaux (du « classisme », du sexisme et du racisme).*

Dans un premier temps sous la dynamique de l’écriture j’avais écrit l’ordre des classe, des sexes et des « races » mais même avec des guillemets je peine à écrire ainsi ce qu’il faut nommer discrimination raciste et non discrimination raciale.

1) La construction d’un appareil d’Etat de plus en plus répressif contraire à la démocratisation de divers champs sociaux.

a) L’Etat libéral penche vers l’Etat pénal et policier.

Y échappe le droit des affaires et donc le contrôle du monde des affaires très enclin à l’abus et au dol.(au-delà de sa définition juridique) La crise du néolibéralisme opère un recentrage vers l’Etat compris comme appareil d’Etat.Il abandonne les missions sociales de l’Etat. Une solution émancipatrice passe par le dépérissement de l’Etat policier et le développement de l’Etat social. Cet Etat social peut être investi par la poussée démocratique sous la forme d’une double appropriation sociale : d’une part la démocratie sociale délégataire dans les instances tripartites incluant outre les instances hiérarchiques (bureaucratie), la représentation du personnel et la représentation des usagers ; d’autre part la démocratie citoyenne.

b) L’Etat libéral penche vers l’Etat xénophobe.

Il accroit ses dispositifs juridico-bureaucratiques répressifs contre les migrants. Et ce bien au-delà du Ministère chargé du « sale boulot ».

c) Alors que l*a démocratie régresse et dégénère* en gouvernance et en césarisme pseudo-démocratique il importe de revaloriser les procédures d’intervention citoyennes et démocratiques

2) L’accroissement des clivages dans les rapports sociaux

a) « Le classisme » montre partout une exploitation renforcée du salariat ouvrier, employé, techniciens et cadres de base (hors considération de genre et d’ethnie) . La crise et les solutions de type ultra-libérales (Sarkozy) en France ou de type centriste de refondation néo-solidariste met à jour de façon crue qu’une large partie de la population de chaque pays doit payer les dégâts ’irresponsabilité des responsables politiques et

b) Le sexisme n’est pas une considération secondaire puisque l’ordre de la reproduction systèmique fait porter massivement chômage, précarité et bas salaires sur les femmes (cf Jules Faquet) et que l’odre de la domination apparente montre un clivage dur dans l’ensemble des pays de la planète aussi bien dans l’absence total ou partiel de partage des tâches domestiques que dans la violence subie via le viol, le tabassage et la prostitution.

c) Le racisme a vocation a perdurer et même se déployer avec la crise. Ses formes sont multiples. Il vise à trouver un bouc émissaire facile à la crise. Il est plus aisé de « taper » sur les dominés que sur les dominants.

d) L’emprise du religieux intégriste (ou non) profite de la crise soit par en-haut soit par en-bas. Les réponses sont incertaines car les menées néo-colonialistes sont toujours présentes.

Christian Delarue


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